Il y a un début à tout, et il y a un début à cela.
Pourquoi, pourquoi, personne ne le sait, certainement pas moi.
Mais il se trouve que partout nous trouvons toute sorte d'inspiration, plus ou moins lyrique, plus ou moins enchanteresse.
Alors on se délit de tous les enchevêtrements, on se dégage de toutes les choses qui peuvent nous embourber où que ce soit, et on file vers l'avant, vers la façade qui, ayant beau nous être inconnue, est visible de tout le monde autour de nous.
Et là, je tombe sur mille objets immatériels, mille esprits volatils. Mais alors que je me prostrais déjà comme un miséreux devant une personne manifestant une pitié faillible, lorsque je m'attendais à voir devant moi ces esprits volatils s'envoler et laisser place à un vide matériel et immatériel, lorsque la lueur d'espoir que je venais d'entrevoir semblait déjà en proie à un effacement soudain, je vis que ces âmes ne partaient point, et restaient ici en tournoyant, les unes s'emmêlant dans les autres, virevoltant et s'illuminant même d'une lumière scintillante qui me fît sourire comme cela ne m'étais plus arrivé depuis mille temps - mille contretemps.
Je m'enthousiasmais, d'une joie qui provient moins de ce dont elle est tirée que tout simplement d'elle-même, et je m'étirais, très haut. Mes pensées s'éclaircirent, ou plutôt elles supprimèrent toutes celles qui entravaient le droit chemin qu'elles eussent pu me procurer en leur profond intérieur.
J'exultais.
Immédiatement après, je sus quoi faire de ma vie.